L'Humilité dans la Prière

(Première partie)


Verset du jour à méditer : 1 Samuel 16 :7 « Et l'Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur »


Prier veut dire (selon le dictionnaire) adresser des demandes à Dieu ou demander par grâce mais la plupart des prières sont plutôt des ordres et non des requêtes.

Nous allons passer toute la semaine à essayer de découvrir comment doit être la prière agréable à Dieu et nous allons insister sur l’humilité dans la prière.

Il n’est pas difficile de deviner que quelqu’un est entrain de prier quand on le voit extérieurement. Quelqu’un qui prie peut avoir les yeux fermés, la tête courbée, les genoux fléchis…mais comme nous le lisons dans le verset du jour, l’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère car l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais Dieu regarde au cœur.

Ce qui compte pour l’Eternel est la position du cœur et non celle du corps. Dieu cherche un cœur sincère mais surtout un cœur HUMBLE. Peu importe la grandeur des sacrifices, si l’Eternel voit l’orgueil à la place de l’humilité, cette prière ne l’intéresse pas car la bible dit qu’Il résiste aux orgueilleux mais fait grâce aux humbles (Jacques 4 :6). L’humilité dans la prière consiste à laisser la place à Dieu pour qu’Il accomplisse son œuvre dans notre vie. On a toujours tendance à dicter Dieu ce qu’il faut faire et nous persistons en le harcelant pour qu’Il fasse la chose demandée exactement comme nous la voulons. Beaucoup de chrétiens deviennent en fin de comptes des maîtres tandis que Dieu occupe la place d’un serviteur dans leur vie. Je dis bien « serviteur » car Dieu se retrouve dans la position d’exécuter les ordres et le chrétiens ne fait que placer des commandes.

Personnellement j’ai l’impression que souvent nous faisons l’inverse de ce qui devrait être fait car Dieu doit être dans la position de commande et nous dans celle d’exécution des commandes. De telles prières sont souvent basées sur un seul verset fondamental : « Tout ce qu’on demande au nom de Jésus dans la prière avec foi nous devons le recevoir » (Matt 21 :22). Mais on oublie que notre relation avec Dieu ne consiste pas à demander et recevoir mais elle est basée sur l’amour, la confiance et l’humilité.

Dans la méditation de demain, nous essayerons de mieux découvrir le bien fondé de notre relation avec Dieu afin de comprendre sur quoi est basé l’amour, la confiance et l’humilité.

Bonne méditation


(Deuxième partie)


Verset du jour à méditer : Philippiens 4 :6 « Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces »


Hier on a terminé la méditation en disant que notre relation avec Dieu ne consiste pas à demander et recevoir mais elle est basée sur l’amour, la confiance et l’humilité.

Ce matin, nous essayerons de comprendre le bien fondé de notre relation avec Dieu. Dieu est avant toute chose notre Père et nous connaissons tous l’idéal d’une relation entre un père et un fils. Le premier soucis d’un père envers son fils, c’est sa réussite dans la vie. Il fait tout ce qui est en sa possession pour la réussite de son fils car il voit ses intérêts en lui. Il est anormal de voir un père jaloux de la réussite de son fils car si le fils réussit, le père est fier et jouit de la réussite. Il est donc prêt à se sacrifier en fournissant des efforts supplémentaires pour son fils avec l’espoir de récolter les fruits dans l’avenir mais ce qui le motive le plus est l’amour qu’il a envers lui à cause du lien sanguin entre eux.

La bible dit que Dieu a créé l’homme à son image d’où beaucoup de nos sentiments sont similaires aux siens. Comme un homme naturel donne beaucoup d’attention à son fils qui le respecte en suivant scrupuleusement son éducation, ainsi Dieu donne beaucoup d’attention à un chrétien qui lui obéit en mettant en pratique Sa parole.

La parole du jour (Philippiens 4 :6) nous demande de ne pas nous inquiéter mais de faire connaître nos besoins à Dieu par des prières et des supplications mais la question que tout le monde peut se poser est celle de savoir pourquoi on doit Lui faire connaître nos besoin alors qu’Il les connaît déjà puisqu’Il connaît toute chose ?

La réponse à cette question nous ramène sur ce que je viens de dire à propos de la relation entre un père et son fils. Il connaît tous nos problèmes mais Il prend beaucoup de plaisir à nous écouter Lui en parler avec soumission et confiance pour qu’Il nous délivre à Son tour.

Vous avez remarqué que j’ai souligné deux parties dans le verset du jour : « Ne vous inquiétez de rien » et « supplications »

S’inquiéter veut tout simplement dire « perte d’espérance » ce qui veut dire en d’autres termes « manque de foi ».Or la parole de Dieu nous dit que sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu (Hébreux 11 :6).

Demain on va revenir sur le verset du jour (Phil 4 :6) pour mieux le comprendre .


(Troisième partie)


Verset du jour à méditer : Philippiens 4 :6 « Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces »


Comme je l’ai dit dans la méditation d’hier, j’ai souligné deux parties dans le verset du jour : « Ne vous inquiétez de rien » et « supplications ».

J’ai dit que s’inquiéter veut dire « perte d’espérance », ce qui veut également dire « manque de foi » tandis que la parole de Dieu dit que sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu (Hébreux 11 :6).

Personne ne peut prétendre n’être jamais inquiet car aussi longtemps que nous sommes dans la chair, on traverse des moments inquiétants mais ce qui compte est notre comportement quand l’inquiétude nous envahi. Je tiens à souligner que l’inquiétude n’entre pas dans nos pensées brutalement mais lentement en injectant des pensées négatives et décourageantes. Plus nous écoutons la voix de l’inquiétude, plus nous nous affaiblissons spirituellement. Le mal n’est donc pas de sentir l’inquiétude mais de la laisser nous contrôler. Si on ne contrôle pas l’inquiétude en utilisant la parole de Dieu comme arme, elle nous contrôlera et nous séparera de la présence divine. Le verset du jour nous parle de l’inquiétude liée à nos besoins et nous recommande qu’au lieu de nous inquiéter, nous devrions plutôt les faire connaître (nos besoins) à Dieu par des prières et des supplications. En d’autres termes, nous devons détourner notre attention de nos problèmes et nous concentrer sur la grandeur et la puissance de Dieu par Sa parole. 

Une autre partie très importante du verset du jour parle des supplications. Paul insistait beaucoup sur les supplications dans ses lettres. Après avoir énuméré toutes les armes du chrétien dans Ephésiens 6, il a terminé en disant qu’il faut faire et tout temps toutes sortes de prières et de supplications. Si on ne sent pas de supplication dans une prière, cette prière manque l’essentiel à savoir l’humilité. L’humilité dans la prière est la meilleure attitude que tout chrétien devrait avoir une fois dans Sa présence. Supplier veut dire selon le dictionnaire : « Prier humblement et instamment » ce qui veut dire que dans toute prière, l’Eternel cherche l’humilité avant tout car sans l’humilité, nous devenons le maître et Dieu prend la place du serviteur toujours prêt à exécuter nos commandes.

Dans la méditation de demain on verra que parfois la supplication peut être inefficace


(Quatrième partie)


Verset du jour à méditer : Marc 14 :36 « Il disait: Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux »


Hier on disait que sans l’humilité nous devenons le maître et Dieu prend la place du serviteur toujours prêt à exécuter nos commandes alors que ça devrait être le contraire. Je dois prendre la position du serviteur et Lui celle du maître. Tu me diras peut-être qu’Il est toujours le maître et que toi tu occupes toujours la position du serviteur mais tout s’explique par ton attitude pendant la prière. Si tu demande en exigeant que Dieu fasse forcement tout ce que tu demandes, à ce moment tu occupes la position du maître et non celle du serviteur parce que le serviteur est sensé faire la volonté du maître. Mais si tu demandes en toute humilité avec supplication en te basant sur l’accomplissement de Sa volonté et non la tienne, à ce moment tu occupes la position du serviteur et Dieu devient automatiquement le maître. Ce sont ces genres de prières que la bible qualifie de parfum de bonne odeur (Apocalypse 5 :8).

Hier on a également dit que parfois la supplication peut être inefficace. Méditons en peu sur le verset du jour (Marc 14 :36). On voit le seigneur Jésus entrain de prier avec beaucoup de désespoir, de frayeur et de tristesse (Marc 14 :32-33).

Examinons comment il a commencé la prière : Il a dit : « toutes choses te sont possibles ». C’était une façon de confesser sa foi et sa confiance en ce qui concerne la puissance illimitée de Dieu le Père. C’était également une façon de préparer le cœur de Dieu pour qu’Il soit favorable à la requête qui allait suivre. Il est donc clair que la prière de Jésus n’avait rien d’orgueilleux mais elle était remplie d’humilité avec supplication car immédiatement après, il a clairement exposé sa requête en disant : « éloigne de moi cette coupe ». La coupe qui était devant Jésus était la crucifixion et il demandait à Dieu de l’en épargner. C’est comme si Jésus disait : « Père, épargne-moi d’être pendu sur la croix ». Malgré que dans cette prière il y’avait l’humilité et la supplication, Dieu ne pouvait pas l’exaucer car elle était contraire à Sa volonté.

C’est donc pour cette raison que j’ai dit que parfois la supplication peut être inefficace aussi longtemps qu’elle est contraire à la volonté de Dieu.

Dans  la méditation de demain, on verra comment l’orgueil spirituel peut rendre nulles toutes les qualités d’intégrité et de justice devant Dieu.

Bonne méditation


(Cinquième partie)


Verset du jour: Luc 18 :11-13 « Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain, je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur »


Hier on disait que parfois la supplication peut être inefficace aussi longtemps qu’elle est contraire à la volonté de Dieu.

Ce matin nous verrons comment l’orgueil spirituel peut rendre nulles toutes les qualités d’intégrité et de justice devant Dieu.

Le verset du jour nous parle du pharisien qui était juste, qui ne commettait pas d’adultères, qui jeunait deux fois la semaine et qui donnait la dîme de tous ses revenus. Ce sont toutes ces qualités d’intégrité qui ont engendré l’orgueil spirituel dans le cœur du pharisien. D’un autre coté, il y’a un publicain pécheur qui se tenait à distance, n’osant même pas lever les yeux au ciel et disait : « O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur ». Au verset 14 (Luc 18 :14) Jésus dit : « Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre. Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé ». Tous ceux qui s’élèvent seront abaissés sans tenir compte de leur intégrité tandis ce que tous ceux qui s’abaissent seront élevés et pardonné malgré leur faiblesse aussi longtemps qu’ils s’approchent du trône de grâce avec humilité et sincérité.

Je suis obligé de vous dire qu’il nous arrive de nous trouver dans la même situation que ce pharisien quand nous prions en essayant de nous justifier devant Dieu en essayant de nous comparer à ceux qui sont pire que nous. Quand quelqu’un prie en disant : « Seigneur je te rends grâces de ce que je ne suis pas un drogué ou une prostituée », il se comporte également comme le pharisien car il est dominé par un esprit de comparaison avec les autres. Dieu ne veut pas qu’on se compare avec les autres car tout ce qu’on peut faire, on le fait par Sa grâce et non par notre propre force. L’humilité dans la prière, c’est quand on reconnaît nos faiblesses et on implore le pardon et la miséricorde de l’Eternel. Si la prière du pharisien était une prière d’humilité, il aurait dit : « O Dieu, je te rends grâces de ce que tu me justifies malgré mes faiblesse et tu me rends meilleur chaque jour car cela n’est pas le fruit de ma force mais de ton immense amour et ton eternel miséricorde »

Continuez la méditation et on termine cet enseignement demain


(Sixième partie)


Verset du jour: Psaumes 50 :12-13 « Si j'avais faim, je ne te le dirais pas, Car le monde est à moi et tout ce qu'il renferme. Est-ce que je mange la chair des taureaux? Est-ce que je bois le sang des boucs? »


Ce matin nous terminons l’enseignement de la semaine mais avant de continuer pour terminer la méditation, je veux qu’on fasse un petit rappel pour mieux comprendre l’idée principale de l’enseignement : Dès le début de la semaine, on a dit que dans nos prières, Dieu est intéressé par la position du cœur et non celle du corps physique.

Il n’est pas impressionné par de belles paroles et cantiques, mais ce qui compte le plus est l’humilité d’un cœur sincère.

Beaucoup de chrétiens croient avoir efficacement prié à cause de la longueur de la prière. Certains même croient n’avoir pas été entendu s’ils n’arrivent pas à prier pendant une heure mais c'est le coeur et la sincerité qui comptent aux yeux de Dieu.

La prière est comparée aux sacrifices dans l’ancien testament. Le verset du jour (Psaumes 50 :12-13) s’adresse particulièrement à ceux qui croient pouvoir attirer l’attention et la faveur de l’Eternel à cause de la quantité des sacrifices sans humilité et obéissance de la parole.

Ce passage peut également s’adresser à ceux qui croient impressionner Dieu parce qu’ils prient deux ou trois heures par jour ou tout simplement parce qu’ils ne prient jamais pendant moins d’une heure. Toujours selon le verset du jour, l’Eternel leur dit que si Il avait faim, Il ne le leur dirais pas tout simplement parce qu’Il est le propriétaire du monde et tout ce qu’il renferme. En d’autres termes, les sacrifices dédiés à l’Eternel étaient un signe de respect, de soumission, d’humilité et d’adoration. Tout ce qui se passait dans l’ancien testament était l’ombre de ce que nous vivons dans le nouveau testament et Dieu n’a pas changé.

En terminant cet enseignement, j’insiste encore une fois sur l’humilité dans la prière sans la quelle beaucoup d’œuvres de Dieu n’arrivent pas à se réaliser car plus on s’élève, moins Sa puissante main agit en nous. Evitons de tomber dans le piège du publicain afin de ne pas développer un orgueil spirituel et un esprit de comparaison.

Un bon et profitable week-end à tout le monde
 

               
         
               

 

 

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